Qu'est-ce qu'un vélo à assistance électrique ?

Un vélo vient de vous dépasser en trombe alors que vous êtes le roi de la pédale ? Au feu suivant, le mystère est levé : c’est un vélo à assistance électrique (VAE) qui vous a laissé sur place ! Avec ces machines de plus en plus populaires, fini les montées poussives, les arrivées au bureau en sueur ou les efforts face au vent. Il existe en 2015 une foule de modèles disponibles, y compris des VTT et des vélos de course haut de gamme, à des prix allant de 1000 à 6 000 €. L’autonomie des batteries, en progrès lent mais régulier, est largement suffisante pour les déplacements urbains. Voici quelques repères pour vous y retrouver.

Le principe

Choisir un vélo électrique
 

Un moteur électrique ajoute un complément de force à votre coup de pédale. Sans action de votre part, l’engin n’avance pas. C’est un vélo à assistance électrique (VAE), pas une Mobylette. L’assistance est bridée à 25 km/h. La réglementation en vigueur est celle relative aux vélos : pas de casque, pas d’assurance, pas de point perdu en cas d’infraction, pistes cyclables autorisées.

Les avantages et les limites

Vous repartez très facilement après chaque arrêt à un feu. Vous passez les côtes sans effort. Vous transportez aisément un enfant sur un siège derrière vous. L’entretien est très peu coûteux. Les sensations en roulant sont en général jugées très agréables.
Limites : vous avez moins d’autonomie et de vitesse qu’en scooter, et quand la batterie est déchargée, vous vous retrouvez avec un vélo pesant deux fois plus que la normale (entre 20 et 30 kg). Choisissez un modèle le plus léger possible si, pour le ranger chez vous, le charger souvent dans un train ou le garer à votre travail, il faut franchir des marches vélo à la main ou manœuvrer dans un couloir étroit.
Attention aussi aux vols : un VAE à 1 200 ou 2 000 € fait des envieux. Pensez à retirer la batterie quand vous le garez ou investissez dans un bon antivol. 

Le prix

En dessous de 1000 €, attention. Le fabricant a forcément sacrifié quelque chose. Entre 1000 et 1 500 €, l’éventail de choix est déjà large en vélos urbains ou mixtes randonnée-ville. Entre 1 500 et 3 000 €, vous trouverez soit des vélos urbains à la finition très soignée (freins à disque, éclairage très performant, cadre en aluminium, design élégant, etc.), soit des vélos tout-terrain électriques. 
Au-delà de 4000 €, vous aurez un VTT haut de gamme ou un « speed-bike », un vélo capable de rouler à 45 km/h, soumis à la même réglementation que les mobylettes 50 cm3, avec casque, immatriculation et assurance obligatoires. Proposé notamment par l’Allemand Kreidler ou le Français Moustache, ce type de produit peut être intéressant pour un utilisateur intensif.
À partir de 6 000 € enfin commence le nec plus ultra du VAE : un vélo de compétition doté d’un moteur miniaturisé et invisible, niché dans le cadre, en prise directe avec le pédalier (marques Gruber ou Vivax par exemple).

La batterie

Batterie vélo électrique

 

 Verrouillable et amovible, elle se glisse sous le porte-bagages ou se cale sous la selle. Comme elle représente quasiment la moitié du prix d’un vélo électrique, elle mérite un éclairage particulier.

Ampères, volts, watts…

Les capacités sont exprimées en ampères, watts et volts, ce qui n’est pas toujours très clair. Un peu de technique : l’ampérage correspond à l’électricité disponible dans votre batterie, et le voltage à la tension de votre moteur électrique. En multipliant l’ampérage par le voltage, vous obtenez la puissance de la batterie, exprimée en watts. Par exemple, une batterie de 10 ampères (10 Ah) et 36 volts délivre 360 watts/heure théoriques, ce qui correspondrait à la puissance d’un coureur cycliste professionnel. En pratique, la puissance sur laquelle vous pouvez compter réellement avec une batterie 10 × 36 est plutôt de 250 watts/heure. C’est suffisant pour grimper n’importe quelle côte sans effort.
 En résumé : plus l’ampérage est élevé plus l’autonomie est importante et plus le voltage est élevé plus la conduite sera « facile ».

Autonomie

Les fabricants sérieux donnent des fourchettes larges, type « 50 à 140 km ». C’est peu précis mais c’est honnête. Il est impossible de dire exactement quelle distance couvre une batterie donnée. Trop de paramètres entrent en compte : votre poids, votre force, le vent, le gonflage des pneumatiques, le relief, etc. Pour donner un ordre de grandeur, disons qu’une batterie 36 V-10 Ah neuve permet de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à une allure comprise entre 15 et 25 km/h, en pédalant. Vous pouvez compter sur plusieurs centaines de cycles de charge et décharge si vous avez une batterie de marque réputée : Bosch, Yamaha, Panasonic, Sony, Samsung, Shimano... Le coût de la recharge sur secteur est négligeable, de l’ordre de quelques centimes pour 50 km.

Le lithium-ion a remplacé le plomb et les polymères. Cette technologie n’étant pas sensible à « l’effet mémoire », vous pouvez recharger votre batterie sans attendre qu’elle soit complètement à plat. Ne la laissez pas branchée en permanence, ses performances s’en ressentiraient. Évitez de la stocker au froid, le lithium-ion n’apprécie pas. Si vous restez plusieurs mois sans rouler, pensez à la recharger de temps en temps. Inutile de conserver une batterie de rechange. Enfin, sachez que ses performances baisseront de 10 à 15 % par an même si vous ne l’utilisez pas.

Quel mode d’assistance ?

Pédalier avec capteur de force

Pédalier avec capteur de force.

 

Les modèles les plus haut de gamme comportent pour la plupart un capteur de force ou de couple : l’assistance est progressive, selon l’effort fourni par le cycliste. L’impression d’aisance et de confort sur la route est manifeste. La conduite se fait sans à-coup avec une sensation de fludité.

Les vélos équipés de capteurs de pédalage donneront d'avantage une sensation de vélo-moteur. L'assistance se déclenchera dès le 1er tour de pédale et sera constante peu importe la force exercée. Votre façon de pédaler n'influencera pas le fonctionnement du moteur.


Niveaux d’assistance

Assistance au démarrage vélo électrique

Un simple appui facilite le démarrage.

 

Les vélos proposent de 3 à 6 niveaux d’assistance, à choisir en fonction de votre forme et du relief en actionnant un levier comparable à un levier de vitesses.

Le moteur

Moteur vélo électrique


Dans la roue avant (à droite), le moteur peut rendre la direction un peu instable ; dans le pédalier (à gauche), l’équilibre sera meilleur.

 

Il peut être situé dans la roue arrière, dans la roue avant ou dans le pédalier, ce qui est idéal car le vélo est alors bien équilibré. Placé dans une des roues, le moteur peut gêner la réparation en cas de crevaison. S’il est installé dans le moyeu de la roue avant, il aura tendance à alourdir la direction et à rendre le vélo un peu instable.